Distribution d'arbres 2010 - COGESAF - 5
juin 2010
Le COGESAF a
effectué
une distribution d’arbres le 5 juin
2010 en collaboration avec le MDDEP,
le MRNF et le ROBVQ, dans le cadre du
plan de lutte aux cyanobactéries. Cette
année, il est demandé aux personnes
intéressées de s’inscrire à l’avance de
manière à effectuer une répartition plus
équitable et surtout, de s’assurer que
tous les arbres seront distribués en une
fin de semaine, puisque ceux-ci doivent
être plantés très rapidement après
livraison.
Nouveau
règlement sur la protection des plans d'eau à
Stratford
La
MRC du Granit a adopté en août 2009 un
"Règlement de contrôle intérimaire sur la
protection des plans d'eau 12008-14".
Ce règlement est entré en vigueur le 13 novembre
2009 dans toutes les municipalités de la MRC du
Granit dont la municipalité de Stratford.
Ce règlement touche toutes les propriétés
riveraines des cours d'eau de Stratford dont le
lac Aylmer. Nous vous invitons à en prendre
connaissance sur le site:
http://www.mrcgranit.qc.ca/media/upload/File/RCI
cyano_final-090714.pdf
En
voici un tiré à part:
Protection des cours d’eau.
Patrice Gagné, responsable de l’aménagement
de la MRC du Granit
La protection des
cours d’eau est une préoccupation actuelle
à
laquelle
chaque personne
se doit de s’impliquer. Je ne vous
apprendrai pas que les cours d’eau sont aux
prises, depuis quelques années, avec des
problématiques mettant leur santé et leur
pérennité en danger. Il suffit
de se rappeler
les proliférations d’algues-bleues ou
cyanobactéries. Dans une optique de
protection et de conservation des cours
d’eau, la MRC du Granit
dont fait
partie la municipalité de Stratford, a
entrepris de mettre en place une série de
mesures. Ces mesures se divisent en 3
grandes catégories : la gestion des bandes
riveraines, la gestion des engrais et
pesticides ainsi que le
contrôle de
l’érosion.
1)
La gestion de bandes riveraines
implique la revégétalisation des bandes
riveraines des terrains privés par la mise
en place de végétaux indigènes au Québec. La
revégétalisation des berges doit être
réalisée selon les étapes suivantes :
Ø
Interdiction de couper le gazon sur 5 mètres à partir de la
ligne des hautes eaux la première année afin
de laisser la végétation reprendre sa place;
Ø
Revégétalisation de 70% des 5 premiers mètres par la mise
en place de plantes, d’arbustes et d’arbres
adéquats pour le milieu (sol humide à sol
sec) d’ici le 30 septembre 2012;
Ø
Aménagement d’un accès de 5 mètres de large, en biais, vers
le cours d’eau;
Ø
Utilisation du type de végétaux identifiés par les
propriétaires à condition que ces derniers
n’utilisent que les végétaux indigènes
identifiés à l’annexe A du présent
règlement;
Ø
Nettoyage permis tel l’enlèvement des détritus et autres
matières semblables.
Cependant, il est possible de ne pas
procéder à la plantation de végétaux si un
propriétaire ne procède à aucune
intervention sur la rive. Par conséquent, il
est possible de laisser la rive revenir à
l’état sauvage en cessant toute intervention
de contrôle de la végétation dont la tonte
de gazon, le débroussaillage et l’abattage
d’arbres, dans la rive, sur une profondeur
de 5 mètres à partir de la ligne des hautes
eaux. Seul l’accès de 5 mètres en biais peut
être réalisé. Par la suite, les
propriétaires ayant une surface terrière
boisée à plus de 50% pourront revégétaliser
une bande riveraine de 2 mètres à partir de
la ligne naturelle des hautes eaux. Si un
propriétaire désire reboiser son terrain à
plus de 50%, il pourra procéder à ce
reboisement et à un reboisement de 2 mètres
de la bande riveraine. En ce qui a trait aux
murs de béton ou aux enrochements, la
plantation de végétaux de type vigne doit
être réalisée sur le sommet de ce mur ou de
cet enrochement afin de permettre le
recouvrement de ces derniers. La mise en
place de plantes de type vigne permettra
d’éviter que les roches ne chauffent pour
ensuite disperser cette chaleur dans les
cours d’eau. Le recouvrement d’un muret
servant de passerelle piétonnière ou d’accès
à un débarcadère à bateau n’est pas
obligatoire pour des raisons de sécurité.
2)
Au niveau de la gestion des engrais et des
pesticides, le Règlement de contrôle
intérimaire (RCI) de la MRC du Granit
prévoit que l’utilisation de pesticides et
d’engrais est prohibée dans les zones
situées à proximité des cours d’eau autre
que le compost domestique. Cette mesure est
instaurée dans le but d’éviter l’apport de
nutriments et de produits chimiques dans les
cours d’eau.
3)
Le contrôle de l’érosion, dernière section
du règlement, vise à empêcher la mise à nu
des sols, mise à nu qui occasionne une
sédimentation accélérée des cours d’eau. La
mise en place de mesures de contrôle ou de
mitigation devra être faite par les
entrepreneurs et les propriétaires lors de
travaux pour contrôler l’érosion et, par
conséquent, la sédimentation.
Ce règlement de contrôle intérimaire est
entré en vigueur le 13 novembre 2009. Pour
toutes questions concernant la
règlementation, je vous invite à communiquer
avec votre municipalité ou avec moi à la MRC
du Granit au 819 583-0181 poste 115.
La protection du lac Aylmer ailleurs qu’à
Stratford.
François Isabel,
responsable du Bulletin annuel 2010 et
directeur de l’A.R.L.A.
Les municipalités de
Beaulac-Garthby, la paroisse de Disraeli,
Weedon (St-Gérard) et la ville de Disraeli
n’ont pas encore adopté le contrôle
intérimaire sur la protection des eaux et
des cours d’eau concernant la protection des
eaux et des rives du lac Aylmer. Toutes
relèvent de la position que leurs MRC
respectives prendront dans les prochains
mois.
Il est sûr que votre
association ne peut que souhaiter l’adoption
de mesures incitatives pour la protection
des eaux et des rives du lac Aylmer et nous
escomptons que les municipalités en feront
la demande à leur MRC dans des délais
respectables.
Maintenant que la
municipalité de Stratford a adopté le
nouveau règlement en vigueur depuis novembre
2009, les riverains de cette municipalité ne
peuvent à eux seuls faire tous les efforts
pour protéger la qualité des eaux du lac.
C’est pourquoi il faut que les élus
municipaux passent à l’action dans l’intérêt
des riverains de leurs municipalités.
Nous savons que les
nouvelles mesures peuvent apparaître
contraignantes mais il n’y a pas cent mille
solutions, il faut passer à l’action :
renaturalisation des rives dans les cinq (5)
premiers mètres, éliminer les engrais et
pesticides sur les bords du lac.
L.A.R.L.A. vous offre
d’ailleurs un support avec son programme de
naturalisation des rives depuis plusieurs
années. Allez, profitons-en, notre lac ne
s’en portera que mieux.
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